Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Le maire (ex-Les Républicains) de Cannes a fustigé, lundi 18 mai, « la mauvaise foi » des personnalités du cinéma menacées de rétorsion par le patron de Canal+, tandis que des élus du RN se félicitent de la fin de « l’immunité » d’un cinéma français perçu négativement. Article réservé aux abonnés « C’est une boîte privée : ils font ce qu’ils veulent avec leur argent ! » C’est peu dire que les menaces de la direction de Canal+ envers les 600 personnalités du cinéma français signataires d’une pétition anti-Bolloré n’ont pas ému Philippe Ballard (Rassemblement national, RN), député de l’Oise, spécialiste des questions de financement du cinéma et heureux détenteur d’une carte UGC – dont le rachat progressif par l’homme d’affaires conservateur Vincent Bolloré est l’objet des inquiétudes d’une partie du cinéma français. « Lorsque des gens vous crachent à la figure, avez-vous envie de leur tendre la main ? », interroge le député, ancien journaliste, pointant à la fois le caractère « hyperprogressiste de certains films produits par Canal+ » et « l’archidépendance du cinéma français à l’argent de Canal ». Habituel relais dans l’Hémicycle des combats idéologiques de Vincent Bolloré, l’extrême droite a cette fois laissé le premier rôle à David Lisnard (ex-Les Républicains, LR), maire de Cannes (Alpes-Maritimes), ville d’où la polémique est partie. « Si certains en viennent à qualifier Canal+ de “cryptofasciste”, alors je ne peux pas accepter de collaborer avec eux », a lancé Maxime Saada, le patron du groupe audiovisuel, dimanche 17 mai lors d’une rencontre en marge du Festival de Cannes, laissant augurer d’un boycott d’acteurs ou réalisateurs renommés par le premier bailleur de fonds du cinéma français. Il vous reste 66.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.