Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Médias Médias Médias Groupe Bolloré Groupe Bolloré Groupe Bolloré A Cannes, Maxime Saada, à la tête du groupe qui reste le premier banquier du cinéma français, cible les ​600 signataires d’une tribune publié​e dans « Libération » contre son actionnaire. Le collectif Zapper Bolloré rappelle que les équipes de Canal+ n’ont jamais été visées. Article réservé aux abonnés Vent de colère sur le Festival de Cannes. La violence de la réponse à la tribune anti-Bolloré signée le 11 mai dans Libération par 600 professionnels du cinéma est sans précédent. Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé, dimanche 17 mai lors du « brunch des producteurs » à Cannes, qu’il ne souhaitait plus que son groupe continue de travailler avec les signataires de la pétition contre son actionnaire de référence Vincent Bolloré. Ce qui signifie bannir les acteurs Juliette Binoche, Swann Arlaud, Adèle Haenel, Jean-Pascal Zadi, les réalisateurs Sepideh Farsi et Arthur Harari, le producteur Rémi Bonhomme, des dizaines de techniciens ou encore le collectif Zapper Bolloré… Des représailles inédites qui reviennent à constituer une liste noire dans le cinéma français. « En laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif », avaient-ils déclaré dans la tribune. En redoutant que Vincent Bolloré soit « en position de contrôler la totalité de la chaîne de fabrication des films, de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran » quand il aura obtenu à partir de 2028 le contrôle d’UGC, le troisième réseau de salles français, dont il détient déjà 34 %. Il vous reste 82.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.