Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Signataire de la tribune « Zapper Bolloré », le réalisateur juge le texte « contestable à plusieurs titres, dans son timing notamment », mais estime « qu’il est urgent de nommer les choses : l’extrême droite ne cache pas ses intentions ». Il présente en compétition « L’Inconnue », avec Niels Schneider et Léa Seydoux. Article réservé aux abonnés En sa moitié, le festival de Cannes bascule, paraît-il, dans une dimension parallèle. Le spectacle offert par la terrasse de l’hôtel Marriott, mardi 19 mai, a apporté quelque crédit à cette théorie. Dans un coin, Léa Seydoux, tailleur clair et lunettes noires, se protège des rayons du soleil et des questions des journalistes. De l’autre côté de la piscine, Gilles Lellouche gamberge en solitaire. Slalomant entre toutes ces vedettes, des attachés de presse s’échangent une mystérieuse pharmacopée. Voilà qu’un de leurs patchs vient justement soulager les cervicales endolories d’Arthur Harari, qui nous attend, comme si de rien n’était, près d’un piano à queue. Le cinéaste de 45 ans découvre les affres de la compétition avec son troisième long-métrage, L’Inconnue, qui aurait, d’après le délégué général Thierry Frémaux, divisé le comité de sélection. Pas simple, il est vrai, de synthétiser ce qui raccorde son trio de personnages : disons que, entre psychoses et métempsycoses, les âmes des uns voyagent dans les corps des autres, à la faveur de rapports sexuels. Il s’agit de l’adaptation d’une bande dessinée, Le Cas David Zimmerman (Sarbacane, 2024), qu’il a cosignée avec son frère, Lucas Harari. C’est à ce dessinateur de renom qu’en revient l’idée première : « Lucas m’a parlé d’un scénario qu’il peinait à finaliser, confie Arthur. Je l’ai d’abord orienté vers un ami, l’écrivain Tristan Garcia, dont le roman 7 nous a marqués. Avant de me raviser : j’avais trop envie de m’y coller. » Il vous reste 76.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.