Cannes (Alpes-Maritimes).– À quelques pas de la Croisette, l’actrice Ariane Labed, cheveux dorés et épaisses lunettes de soleil, alerte : « C’est peut-être le dernier Festival de Cannes qui ne se passe pas sous une ère officiellement fasciste. Là, il s’agit vraiment de faire corps. » Quelques heures plus tard, le cinéaste Arthur Harari livre une mise en garde similaire en conférence de presse, au lendemain de la projection de son film, L’Inconnue, en compétition : « Le réel s’impose à nous. […] Dans un an, il y a des élections. Il n’y a jamais eu une possibilité aussi grande qu’un parti d’extrême droite gouverne la France. »
Sous les palmiers, le spectre du « dernier Cannes sans l’extrême droite »
À un an de l’élection présidentielle, le Festival de Cannes est percuté de plein fouet par le débat sur l’emprise de Vincent Bolloré sur le cinéma français et la mise au ban de 600 signataires d’une …














