Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Indonésie Indonésie Indonésie Le chef de l’Etat a décidé, le 20 mai, de confier à une société étatique les exportations de ressources naturelles comme le nickel, l’huile de palme et le charbon. La mesure a provoqué une fuite massive des capitaux étrangers. Article réservé aux abonnés C’est la dernière des initiatives économiques du président indonésien, Prabowo Subianto : mettre sous tutelle les exportations de ressources naturelles stratégiques de son pays. Or, la plus grande nation d’Asie du Sud-Est (284 millions d’habitants) est le premier exportateur mondial d’huile de palme, de charbon thermique, utilisé comme combustible pour produire de l’électricité dans les centrales à charbon, et de nickel. Parmi ses premiers clients figurent la Chine, l’Inde, les Etats-Unis et le Japon. La raison ? S’attaquer aux « fraudes ou tromperies » qui auraient fait perdre au pays 908 milliards de dollars (782 milliards d’euros) entre 1991 et 2024, selon le président, qui s’est exprimé directement face au Parlement, mercredi 20 mai, à Djakarta, pour présenter les orientations budgétaires de 2027 – un exercice traditionnellement dévolu au ministre des finances. M. Prabowo (les Indonésiens le désignent par son prénom) attribue notamment ces pertes à des pratiques de sous-facturation ou encore de sous-déclaration des volumes exportés. « Imaginez si nous avions bénéficié de ces 908 milliards de dollars, si nous les avions utilisés, quel genre de pays serait l’Indonésie ? », a déclaré l’ancien général de 74 ans, qui joua un rôle de premier plan à la fin de la dictature de Suharto en 1998, dont la crise économique asiatique précipita la chute. Il vous reste 81.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.