Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Universités Universités Universités Le tribunal administratif de Strasbourg a autorisé la tenue, le 21 mai, d’une cérémonie parodique étudiante, à laquelle s’était opposée la présidence de l’université, visant à dénoncer les frais d’inscription différenciés des étudiants extracommunautaires. Une quarantaine de ces derniers doivent être radiés pour défaut de paiement. Article réservé aux abonnés Des prix fictifs lors d’un festival de cinéma fictif ont donné lieu à une décision de justice bien réelle, jeudi 21 mai. La juge des référés du tribunal administratif de Strasbourg a autorisé la tenue, à midi, le jour même, devant le bâtiment de la présidence de l’université, d’une cérémonie parodique de remise de « prix de la honte », cassant ainsi l’arrêté d’interdiction pris le 19 mai par la présidente de l’établissement, Frédérique Berrod. Organisé par deux associations étudiantes (l’Alternative étudiante et l’Union générale étudiante-FSE) et un syndicat (Sud-Education), l’événement avait pour objectif de dénoncer la politique de mise en œuvre de frais d’inscription différenciés visant des étudiants étrangers inscrits en master dans cette université. Depuis le mois d’avril, l’établissement cherche en effet à désinscrire une quarantaine d’étudiants en master qui ne sont pas parvenus à payer intégralement les près de 4 000 euros annuels de frais de scolarité majorés exigés pour ces étudiants venus d’un autre pays que ceux de l’Union européenne. La mesure est légale depuis le plan baptisé « Bienvenue en France » en 2019, mais elle est contournée par une majorité d’universités, qui pratiquent des exonérations, ce que le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a tenu à corriger en prenant un décret, paru au Journal officiel le 20 mai. Pour protester, une intersyndicale appelle d’ailleurs à manifester le 26 mai devant le ministère. Dans ce contexte, les organisations étudiantes strasbourgeoises ont poursuivi leur action, sur un ton sarcastique, afin de « récompenser » des personnes en responsabilité, représentées avec des masques à leur effigie, ayant permis la mise en œuvre de ces frais différenciés. Frédérique Berrod se voit décerner le prix du « meilleur premier rôle » dans le film « Autonomie, j’ai pas envie », pour avoir appliqué avant l’heure la politique souhaitée par le ministre. Base factuelle Il vous reste 46.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A l’université de Strasbourg, les « prix de la honte » font partie de la liberté d’expression
Le tribunal administratif de Strasbourg a autorisé la tenue, le 21 mai, d’une cérémonie parodique étudiante, à laquelle s’était opposée la présidence de l’université, visant à dénoncer les frais d’inscription différenciés des étudiants extracommunautaires. Une quarantaine de ces derniers doivent être radiés pour défaut de paiement.















