Une perquisition a été menée jeudi au palais de l’Élysée dans le cadre des investigations sur l’attribution des cérémonies d’entrée au Panthéon, a indiqué vendredi le parquet national financier (PNF) à l’AFP, confirmant une information du Monde.Cette perquisition intervient dans le cadre d’une enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris s’intéressant aux cérémonies d’entrée au Panthéon attribuées à une même entreprise, Shortcut Events. Interrogé par l’AFP, l’Élysée n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.« Des opérations de perquisitions ont eu lieu le 21 mai dans des locaux de l’Élysée, dans le cadre de l’information judiciaire visant notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN) », a expliqué le PNF.« Ces opérations ont été précédées d’échanges institutionnels afin d’en permettre le déroulement », a-t-il précisé.Ces opérations sont menées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en octobre 2025 pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence ».Selon Le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, les enquêteurs s’interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des femmes et hommes illustres pendant 22 ans. Chaque panthéonisation a été facturée à l’État « autour de 2 millions d’euros », assure l’hebdomadaire satirique.Une tentative de perquisition en avril dernierEn avril, les enquêteurs et magistrats du Parquet national financier qui enquêtaient sur la même affaire n’avaient pas été autorisés à accéder à l’Élysée. Ils s’étaient vus opposer le fait que l’article 67 de la Constitution entraînait « l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République ».Selon l’article 67 de la Constitution, le président de la République n’est, en règle générale, pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.La dernière perquisition en date du palais présidentiel remonte à 2018, dans l’affaire Benalla, sous le premier mandat d’Emmanuel Macron.