Privée de pétrole en raison du blocus américain instauré en janvier, l'île de Cuba traverse une crise économique et énergétique majeure. Washington a accentué sa pression mercredi en inculpant Raul Castro, ancien chef de la dictature communiste.

Publié le 21/05/2026 18:50

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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, devant des journalistes, le 21 mai 2006 sur la base aérienne de Homestead, en Floride (Etats-Unis). (JULIA DEMAREE NIKHINSON / AFP)

"Nous verrons si cela signifie que cela va fonctionner." Marco Rubio a assuré jeudi 21 mai que Cuba avait accepté une offre d'aide de 100 millions de dollars (86 millions d'euros) venant des Etats-Unis. Toutefois, le secrétaire d'Etat a précisé qu'il n'était pas certain que Washington et La Havane se mettent d'accord sur les conditions pour la mise en œuvre de cette proposition.De son côté, le régime communiste s'est contenté de déclarer publiquement qu'il examinait l'offre faite par Washington, sans confirmer son acceptation. "Nous n'allons pas fournir une aide humanitaire qui tombe entre les mains de leur appareil militaire. Ils s'emparent ensuite de ces biens, les vendent dans des magasins à un dollar et empochent l'argent", a déclaré Marco Rubio. Dans un communiqué, mercredi, le département d'Etat a souligné que l'aide devait être distribuée par l'Eglise catholique et non par des canaux gouvernementaux cubains. Privée de pétrole en raison du blocus américain instauré en janvier, l'île de Cuba traverse une crise économique et énergétique majeure.Cette annonce survient au lendemain de l'inculpation par les Etats-Unis de l'ancien chef de la dictature Raul Castro pour assassinat, intensifiant leurs pressions sur l'île. Ces poursuites contre l'ex-dirigeant de 94 ans dans une affaire qui remonte à plus de trente ans ont suscité des spéculations selon lesquelles Donald Trump pourrait utiliser ces accusations comme prétexte pour attaquer l'île et l'arrêter, à l'image du président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par les forces américaines en janvier et détenu aux Etats-Unis."Le président a toujours la possibilité de faire tout ce qui est nécessaire pour soutenir et protéger les intérêts nationaux et la sécurité nationale des Etats-Unis", a ajouté Marco Rubio, lui-même d'origine cubaine et critique virulent du gouvernement communiste de La Havane. Il a cependant affirmé que les Etats-Unis "privilégieraient toujours une solution diplomatique".