Publié le 20/05/2026 08:15
Mis à jour le 20/05/2026 08:15
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La situation à Cuba s'aggrave face aux menaces d'agression militaire des États-Unis et à une crise économique sans précédent. Entre pénuries alimentaires et blocus pétrolier, les Cubains redoutent les conséquences d'une escalade diplomatique avec Washington.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Une partie de domino, l'une des distractions favorites des Cubains, surtout en temps de crise. Difficile d'interrompre le jeu, sauf quand on évoque une éventuelle attaque américaine sur l'île, distante seulement de 150 km de la Floride. "La solution n'est pas une invasion, car ce dont nous avons besoin, c'est que le pays se développe sur le plan économique, afin que nous puissions avoir de meilleures conditions de vie", estime Osvaldo Mendoza ouvrier. Arminda est beaucoup plus préoccupée aujourd'hui par son réfrigérateur qui est vide. "Les gens ici sont à bout. C'est ça qui les préoccupe vraiment. Ils souffrent parce qu'ils n'ont plus de nourriture, pas assez d'eau, plus d'électricité", déplore Arminda De la Cruz, gardienne. Mais la situation a empiré avec le blocus pétrolier imposé par Donald Trump. Beaucoup de Cubains pensent aujourd'hui qu'il n'ira pas plus loin pour faire tomber le régime. "Moi, je pense qu'on n'en arrivera pas là. Parce que nous subissons déjà tellement de choses depuis 65 ans et que c'est toujours la même menace", indique Olaida Pozo, femme au foyer. Dans les rues délabrées de la Havane, l'extrême misère vécue par les Cubains est bien visible. Mais les héritiers de Fidel Castro aiment surfer sur l'élan patriotique et la méfiance envers les États-Unis. Sur les réseaux sociaux, le président Miguel Diaz-Canel a averti Washington en cas d'attaque. "Les menaces d'agressions militaires contre Cuba, proférées par la plus grande puissance de la planète, sont bien connues. Si elles se concrétisaient, elles provoqueraient un bain de sang aux conséquences incalculables". Et quand la presse américaine évoque l'acquisition de drones militaires qui pourraient être utilisés contre les États-Unis, Cuba réfute catégoriquement. "Personne ne trouvera une seule déclaration des autorités cubaines ou du peuple cubain affirmant qu'ils sont prêts à attaquer les États-Unis", affirme Ernesto Saberon Guzman. Ces dernières heures, les Cubains avaient plutôt les yeux rivés sur le port de la Havane où un bateau humanitaire en provenance du Mexique est arrivé. Le cinquième seulement depuis le mois de février.











