Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Transports Transports Transports Les deux géants de l’aviation sont condamnés pour homicide volontaire dans l’accident du vol AF447, qui a tué 228 personnes le 1er juin 2009. Ils avaient été relaxés en première instance. L’un et l’autre contestent le verdict et se pourvoient en cassation. Article réservé aux abonnés C’est un virage sur l’aile spectaculaire. Dix-sept ans après l’accident le plus meurtrier de l’histoire du transport aérien français, trois ans après une relaxe pénale des mis en cause prononcée par le tribunal correctionnel, la cour d’appel de Paris a déclaré, jeudi 21 mai, Air France et Airbus coupables d’homicides involontaires dans le crash du vol AF447 Rio-Paris le 1er juin 2009. L’avionneur et la compagnie aérienne sont tenus par les magistrats pénalement responsables, en tant que personnes morales, d’un drame qui a fait 228 victimes de 33 nationalités différentes. Et les deux multinationales subissent la peine maximale : 225 000 euros d’amende pour chaque entreprise. Peine toute relative cependant : le verdict n’aura aucune incidence économique pour les deux groupes. Mais il entache leur réputation. Ceci explique sans doute pourquoi Airbus et Air France ont décidé de former, jeudi, un pourvoi en cassation. Le constructeur d’avions veut réexaminer les questions de droit soulevées par cet arrêt en contradiction avec des premières décisions qui lui avaient été favorables : ordonnance de non-lieu rendue lors de l’instruction en 2019, réquisitions du parquet lors de l’audience de première instance et relaxe de 2023. Même tonalité pour Air France qui, tout en prenant acte de la décision, « regrette cette condamnation. La compagnie a conscience que ce recours vient prolonger une procédure déjà longue, particulièrement pour les familles et les proches des victimes, mais rappelle que la responsabilité pénale d’Air France a par deux fois été écartée par la justice. » Il vous reste 75.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.