Publié le 21/05/2026 22:28
Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min
Airbus et Air France ont été condamnés en appel pour homicide involontaire dans le crash du vol Rio-Paris qui avait fait 228 morts en 2009. Les deux compagnies avaient été relaxées en première instance, mais la cour d'appel a estimé, jeudi 21 mai, que des fautes avaient contribué à l'accident. Toutes deux se pourvoient en cassation.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.L'émotion des familles de victimes, jeudi 21 mai après-midi, à la sortie de l'audience. 17 ans après le crash du vol Rio-Paris, Airbus et Air France sont pour la première fois jugés coupables d'homicide involontaire. "On s'est d'ailleurs tous regardés en se demandant si on avait bien compris et bien entendu le mot coupable. Parce que la première fois, on avait entendu le terme responsable, mais pas coupable. Là, on a entendu les deux, et c'est vrai qu'on a aussi serré les dents pour qu'il y ait et Airbus et Air France", réagit Ophélie Oulliou, sœur d'une victime. "C'est un soulagement, ça fait 17 ans qu'on attend ça", appuie Danielle Lamy, de l'association Entraide et Solidarité AF 447.C'est la pire catastrophe qu'ait connue la compagnie Air France. Le 1er juin 2009, deux heures après avoir quitté Rio, le vol Air France 447 s'abîme en mer. 228 personnes meurent dans le crash. L'enquête va prouver que le givre sur les sondes Pitot, ces petites pièces métalliques situées à l'extérieur de l'avion, a entraîné la perte totale des données de vitesse et de pilotage automatique.En avril 2023, la justice avait considéré que les défaillances n'étaient pas en lien avec la catastrophe, pas plus que le manque de formation des pilotes. Airbus et Air France avaient été relaxés. Aujourd'hui, des avocats d'Airbus contestent leur condamnation. "Tous ceux qui connaissent ce dossier savent qu'il n'y a aucun élément, aucun élément technique qui permet de retenir une faute qui serait la cause de l'accident. Cela contraint Airbus à former un pourvoi en cassation", a déclaré Me Simon Ndiaye, avocat d'Airbus. La compagnie Air France annonce également, jeudi 21 mai au soir, qu'elle se pourvoit en cassation. Les familles de victimes redoutent, elles, déjà un troisième procès.











