Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Le futurologue met en garde contre la menace que fait peser l’intelligence artificielle sur les cols blancs et la crise existentielle inédite qu’elle pourrait provoquer dans la population, tout en reconnaissant son apport dans la recherche ou la santé. Read in English Article réservé aux abonnés Le philosophe suédois Nick Bostrom fait partie des penseurs qui dénoncèrent très tôt les dangers de l’intelligence artificielle (IA). Elon Musk le citait dès 2014 sur Twitter : « Le livre Superintelligence [Oxford University Press], de Bostrom, mérite d’être lu. Nous devons faire preuve d’une extrême prudence avec l’IA. Elle est potentiellement plus dangereuse que les armes nucléaires », écrivait le fondateur de SpaceX. Désormais, ses thèses sont sur la place publique et reprises dans un discours politique catastrophiste sur l’IA, qui, selon M. Bostrom, 53 ans, futurologue transhumaniste, néglige son potentiel. « Je m’inquiète presque de voir le balancier repartir trop loin de l’autre côté. Nous perdons peut-être de vue les avantages qui pourraient être offerts par cette avancée », confie, dans un entretien au Monde, cet auteur prolifique, qui fut longtemps professeur au Royaume-Uni, à l’université d’Oxford, où il fonda le Future of Humanity Institute, aujourd’hui fermé. Et de citer les progrès immenses que recèle, selon lui, l’IA. Il vous reste 90.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.