Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), lors du Milken Institute à Beverly Hills (Californie), le 4 mai 2026. MIKE BLAKE/REUTERS

La guerre au Moyen-Orient devrait peser en 2026 sur la croissance économique de la France, a estimé, jeudi 21 mai, le Fonds monétaire international (FMI), juste avant l’annonce de nouvelles aides par le premier ministre français, Sébastien Lecornu. L’institution a qualifié la réponse française au choc énergétique d’« appropriée », affirmant qu’elle devrait « rester limitée, temporaire et ciblée sur les plus vulnérables, tout en préservant les incitations de marché et en contenant les coûts budgétaires ».

Le FMI a donc abaissé sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) français de 0,9 % en 2025 à 0,7 % dans son rapport sur les finances publiques françaises – résultat d’une mission d’évaluation menée en vertu de l’article IV des statuts du FMI. C’est la deuxième fois depuis la mi-avril que l’institution révise sa prévision à la baisse, en raison d’une inflation plus élevée et d’une demande intérieure freinée en 2026.

Ce rapport annuel est publié alors que Sébastien Lecornu, accompagné de dix ministres, doit présenter de nouvelles aides lors d’une conférence de presse, jeudi, consacrée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient et aux « mesures de soutien à l’activité ».