Publié le 20/05/2026 21:33

Mis à jour le 20/05/2026 21:33

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Un nouveau tour de vis en vue pour le budget : Sébastien Lecornu l'a annoncé, avec la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement va devoir faire des économies. Plus de 6 milliards d'euros sont à trouver. Comment, et quelles coupes l'État devra faire ? Qui va être impacté ? France Télévisions fait le point.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Avec des prix qui grimpent en station, chaque litre d’essence que Sylvia, aide à domicile dans les Hauts-de-Seine, verse dans son véhicule est bien réfléchi, car elle utilise son véhicule personnel pour travailler. "Je m'occupe des personnes âgées, je fais le ménage, des courses... Je fais 28 km tous les jours", souligne-t-elle. Un poids sur son budget, pour elle qui ne perçoit aucune aide de l’État pour faire son plein, tout comme une salariée. "Ils aident juste les gens qui en ont besoin : les taxis, les agriculteurs, les pêcheurs. Ça, je l’entends et c’est normal. Mais nous aussi, on existe, donc vous voyez, aujourd’hui je n'ai mis que 20 euros", déplore la conductrice.Le gouvernement a mis en place une aide très ciblée le mois dernier. Elle coûte 380 millions d’euros, et de nouvelles mesures seront annoncées jeudi 21 mai. Un coût supplémentaire, alors que les finances publiques sont sous pression depuis le début de la guerre. À cause de la hausse des taux, la France emprunte de plus en plus cher pour financer sa dette. Et nos forces armées sont très sollicitées au Moyen-Orient, avec un conflit qui dure. Résultat : le gouvernement, qui prévoyait déjà six milliards d’euros d’économies cette année, réfléchit à faire davantage."Quand on a un choc sur les prix de l’énergie, du pétrole qu’on importe, ça coûte plus cher. Donc, ça fait des dégâts sur la croissance, sur le pouvoir d’achat - des ménages qui consomment moins -, sur l’investissement des entreprises ou l’emploi. Et donc, moins de croissance, c’est moins de recettes fiscales et donc, c’est plus de déficit", résume Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint du département Analyse et prévision de l'OFCE.Le gouvernement devra faire des arbitrages pour équilibrer les comptes. Alors, au Sénat, le rapporteur général du budget demande à revoir sans délai la copie : "Le risque, c’est d’avoir des coupes sombres, pratiquées par l’exécutif, sans que nous puissions ni agir ni réagir", prévient Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat et sénateur LR de la Meurthe-et-Moselle.À ce stade, le gouvernement n’a pas indiqué quelles seront les nouvelles pistes pour faire des économies.