Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Royaume-Uni Royaume-Uni Royaume-Uni La ligne de trains à grande vitesse destinée à améliorer la connectivité entre le sud et le nord de l’Angleterre ne devrait pas entrer en service avant 2036 et voit ses coûts exploser, selon un rapport du gouvernement britannique. Article réservé aux abonnés « Si j’ai l’air fâchée, c’est parce que je le suis. » S’exprimant le lundi 18 mai devant le parlement, la ministre britannique des transports Heidi Alexander n’a pas mâché ses mots. Elle avait la tâche ingrate d’annoncer que High Speed 2 (HS2), le projet de train à grande vitesse destiné à relier le sud et le nord de l’Angleterre, a encore pris du retard et coûtera encore plus cher que prévu. Le coût estimé de la ligne qui reliera Londres à Birmingham se situe désormais entre 87,7 et 102,7 milliards de livres (entre 101,1 et 118,4 milliards d’euros), et sa mise en service est reportée à 2036, selon un rapport rédigé par le directeur général de HS2, Mark Wild, qui a passé 15 mois à examiner le projet. Le dernier tronçon entre les stations Old Oak Common, dans la banlieue de la capitale britannique, et Euston, dans son centre-ville, sera mis en service en 2040 au plus tôt, précise ce document. Lancé en 2012, HS2 devait à l’origine coûter 37,2 milliards de livres et être achevé en 2026, mais l’enveloppe a été révisée à la hausse à plusieurs reprises. Le projet initial comprenait deux autres tronçons, reliant Birmingham à Manchester et Leeds, mais ils ont respectivement été supprimés en 2021 et 2023, par souci d’économie. Le groupe français Vinci est impliqué dans la construction d’un tronçon de 90 km dans les Midlands, de la station Old Oak Common et d’un dépôt à Birmingham, par l’entremise de deux coentreprises et de sa filiale Taylor Woodrow. Il vous reste 69.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Royaume-Uni, l’incroyable fiasco de HS2, la future ligne ferroviaire à grande vitesse qui va coûter plus de 100 milliards d’euros
La ligne de trains à grande vitesse destinée à améliorer la connectivité entre le sud et le nord de l’Angleterre ne devrait pas entrer en service avant 2036 et voit ses coûts exploser, selon un rapport du gouvernement britannique.












