Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement LÉA GIRARDOT/« LE MONDE » D’APRÈS ISTOCK Données personnelles, la grande fuite L’épisode 7 sera disponible prochainement. Données personnelles, la grande fuite L’épisode 7 sera disponible prochainement. Par Jérémie Pham-Lê Publié aujourd’hui à 06h30, modifié à 10h59 Article réservé aux abonnés Enquête« Données personnelles, la grande fuite » (6/9). Le 23 avril, Faouzi C., 21 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire à l’issue d’une enquête de cinq mois. Le jeune homme, qui dit s’être inventé un « personnage », est soupçonné d’avoir dérobé les bases de données de plus 90 organismes publics et privés. La rue est bordée de pavillons blancs identiques, avec leur façade cubique, leur pelouse tondue à ras et leur box de garage couleur bois. Le 20 avril, dans la ville d’Aizenay (Vendée), huit policiers de la brigade de lutte contre la cybercriminalité prennent position devant l’une des maisonnettes. Il est 18 h 50, et ces enquêteurs venus de Paris sont là pour mettre fin aux agissements d’un hackeur dont la notoriété a crû de manière spectaculaire ces dernières semaines. Défiant ouvertement l’Etat, ce pirate hyperactif, spécialisé dans l’extraction de données, s’est même permis d’accorder une interview à TF1 : « Je n’ai aucune affiliation politique. Tout ce que je fais a un objectif clair : gagner de l’argent », déclarait-il avec cynisme, conscient que ses agissements pouvaient être « moralement discutables ». A l’aide d’un ouvre-porte hydraulique, les enquêteurs pénètrent dans l’un des pavillons et déclinent leur qualité. Ils passent devant la mère du suspect, affairée en cuisine, montent les escaliers et tombent sur un jeune homme filiforme, dans sa chambre. En souriant, ce dernier leur lâche : « Je savais que ce jour arriverait. Je suis soulagé. Cela devenait une drogue, je n’arrivais plus à m’arrêter. » Sur son bureau, l’écran de son ordinateur affiche des milliers de lignes de code. Le hackeur était sur le point de récidiver en publiant les données personnelles volées de millions de conducteurs ayant passé le contrôle technique de leur véhicule chez Autovision. Il vous reste 82.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.