Leur nombre augmente si vite qu’elles finissent par ne plus surprendre. Les fuites de données touchent tout le monde, le privé comme le public, la petite entreprise comme le grand groupe. Dans un rapport dévoilé mardi 19 mai, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) indique avoir été avisée, en 2025, de plus de 6 000 de ces vols. Mais, au-delà de la quantité, c’est leur nature qui doit alerter : en deux ans, celles qui concernent le secteur public ont doublé. Ce n’est pas un simple problème technique, c’est aussi un enjeu politique.
Indéniablement, la sécurité numérique progresse, mais moins vite que les menaces, et surtout de manière très inégale. Certains systèmes sont très bien protégés, notamment au cœur des administrations centrales. A mesure que l’on s’en éloigne, d’autres accumulent les fragilités. Cette hétérogénéité est devenue un angle mort de l’action publique.
Chacun est libre de faire confiance à tel ou tel site Internet privé. Lorsqu’on s’adresse à l’administration ou à des établissements chargés de missions publiques, confier ses données est une obligation. Au moment où les démarches deviennent entièrement numérisées, leur sécurité n’est plus un sujet périphérique, elle conditionne le fonctionnement de l’Etat et la confiance sans laquelle le service public ne peut fonctionner correctement.













