Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Données personnelles, la grande fuite L’épisode 3 sera disponible prochainement. Données personnelles, la grande fuite L’épisode 3 sera disponible prochainement. « Données personnelles, la grande fuite » (2/9). Face à l’explosion du nombre de violations de données, la présidente de l’autorité administrative annonce, dans un entretien au « Monde », l’intensification des contrôles et des sanctions afin de renforcer la cybersécurité. Article réservé aux abonnés Marie-Laure Denis, 58 ans, est à la tête de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) depuis 2019. Dans un entretien au Monde à l’occasion de la publication du bilan 2025 de l’autorité administrative, elle révèle que la part des fuites de données issues du secteur public dans le nombre total d’incidents de ce type a doublé en deux ans. Déplorant un manque de moyens alloués à la cybersécurité, elle appelle les pouvoirs publics à « se mettre à niveau ». 2025 est une année record en matière de fuites de données. Comment l’expliquez-vous ? La CNIL a enregistré une très forte hausse des violations de données, concernant tous les secteurs : 6 167 en 2025. C’est 50 % de plus qu’en 2022. Cela s’explique notamment par l’accélération de la numérisation de la société, par la valeur de la donnée qui rentabilise ces attaques et le développement de l’intelligence artificielle [IA] qui les automatise, les démocratise et les personnalise. Quelles sont les solutions pour résoudre ce problème ? Il faut avoir des systèmes d’information robustes et cela passe notamment par le développement de l’authentification multifacteur [un mécanisme de sécurité obligeant l’utilisateur à s’identifier avec au moins deux éléments, un mot de passe puis un code envoyé sur le téléphone, par exemple]. C’est ce que contrôle la CNIL depuis le 1er janvier pour l’accès à distance aux bases de données de plus de 1 million de personnes. Il vous reste 78.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.