Dans un couloir du centre de rétention administrative N°1 à Paris, le 18 mai 2026. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Après l’Assemblée nationale, le Sénat a, à son tour, approuvé, mercredi 20 mai, un texte sur l’allongement de la rétention administrative d’étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux. La mesure est soutenue par le gouvernement au nom de la sécurité et de la lutte antiterroriste.
La proposition de loi du député Charles Rodwell (Renaissance) allonge jusqu’à sept mois (deux cent dix jours) la durée maximale de la rétention administrative d’étrangers faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire et qui représenteraient une menace « réelle, actuelle et d’une particulière gravité » pour l’ordre public. Actuellement, la durée maximale de rétention est de quatre-vingt-dix jours, ou cent quatre-vingts jours pour les étrangers condamnés pour terrorisme, déjà concernés par un régime dérogatoire qui sera lui aussi étendu à deux cent dix jours.
Malgré l’opposition de la gauche, le texte, validé par la chambre basse au début du mois de mai, a connu le même sort au Sénat, mercredi, avec un vote à main levée.
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