Un hôtel partiellement submergé et abandonné suite à de multiples cyclones et tremblements de terre à Port Vila, le 19 juillet 2025. ANNIKA HAMMERSCHLAG/AP
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté, mercredi 20 mai, une résolution consolidant les obligations climatiques des Etats. Le texte, jugé capital par les défenseurs de la planète, a souffert néanmoins de concessions arrachées par les grands émetteurs de gaz à effet de serre. Cette version de compromis a reçu un large soutien avec 141 voix pour et seulement 8 contre – dont celle des Etats-Unis, d’Israël, de l’Iran, de la Russie et le d’Arabie saoudite – et 28 abstentions.
« Nous savons que certains préféreraient que cette Assemblée en dise moins, ou qu’elle ne dise rien du tout », a souligné, avant le vote, Odo Tevi, ambassadeur à l’ONU du Vanuatu, petit Etat insulaire du Pacifique et grand défenseur du combat pour la justice climatique. Mais cette résolution « est importante parce que les dommages sont réels et déjà présents pour les îles et les zones côtières en basse altitude, pour les communautés faisant face à la sécheresse et aux mauvaises récoltes, pour ceux dont les maisons, les revenus, et la culture sont bouleversés par des forces qu’ils n’ont pas déclenchées », a-t-il insisté.











