Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Affaires Sarkozy Affaires Sarkozy Affaires Sarkozy Les avocats des trois hommes d’affaires, que le parquet accuse d’avoir concouru aux montages opaques qui émaillent le dossier du financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy, ont plaidé leur relaxe et tenté de les camper en « boucs émissaires ». Article réservé aux abonnés Chacun se demandait avec curiosité ce qu’allait faire la défense d’Alexandre Djouhri, « l’agent corruptif » qui apparaît toutes les trois pages du dossier, et qui est, pour le parquet général, « le stakhanoviste de la corruption », celui « qui vicie tout ce qui peut être vicié ». Son avocat au procès en appel sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, Mᵉ Pierre-Henri Bovis a trouvé : il a fait long. Quatre heures, mercredi 20 mai. « Ai-je encore votre attention, monsieur le président ? », s’est inquiété l’avocat au troisième point du deuxième tiers de sa démonstration. Le président, Olivier Géron, a fait une petite moue, en songeant aux centaines de pages de conclusions écrites qu’il allait encore devoir analyser. Mᵉ Bovis, pour qui la meilleure défense est encore l’attaque, a raillé « les trois jours de festival de petites blagues » du réquisitoire, qui a « tenté de démontrer l’indémontrable ». Le parquet général aurait fait preuve, « avec une pointe de condescendance », d’un certain « mépris social », sans hésiter « à dénaturer les pièces » pour construire « une fable funeste », « un véritable traquenard judiciaire ». Le ministère public a requis, le 11 mai, six ans de prison contre son client, conformément à sa condamnation devant les premiers juges en 2025, et 4 millions d’euros d’amende, un de plus qu’en première instance. Il vous reste 72.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.