Elle l’a fait en catimini. Pas pour le cacher, mais pour observer. Depuis le début de l’année, la créatrice de contenu culinaire Marilou n’a diffusé que des vidéos de recettes végétaliennes sur ses réseaux sociaux — sans le préciser. Surprise : les internautes ont cliqué en grand nombre, alors qu’habituellement les recettes affichant clairement la mention « végane » sur son site Trois fois par jour sont moins consultées. Étonnant ? Pas tant que ça, répondent deux experts.Au départ, l’élan a été spontané, raconte Marilou Bourdon. Celle qui a fondé le site Trois fois par jour en 2013 a simplement choisi de publier plus de recettes végétaliennes, puisque c’est ce qu’elle avait envie de cuisiner à ce moment-là. C’est après quelques semaines que la démarche est devenue consciente et que l’expérience sociale a pris forme.« Je me suis dit : je vais regarder si, quand j’enlève les étiquettes, la résistance est toujours là face au véganisme. Parce que je trouve que, parmi toutes les catégories de recettes, c’est celle qui divise le plus », explique-t-elle au Devoir. Au-delà de l’impression, les chiffres le confirment. La catégorie « végane » sur son site est moins consultée que les autres. Et son livre de recettes Un peu plus végé est celui qui s’est le moins bien vendu.Mais quand les étiquettes tombent, l’aiguille indiquant la fréquentation ne flanche pas, et parfois, même, elle s’emballe, a-t-elle constaté. Certaines des recettes végétaliennes diffusées sur son site ont dépassé le million de visionnements. « Quand c’est fait sans mention, on dirait qu’il y a beaucoup moins de jugement. Je viens moins contrarier les gens dans leurs croyances. »
Cachez ce véganisme que je ne saurais voir
Depuis le début de 2026, la créatrice de contenu culinaire Marilou Bourdon a mené une discrète expérience.









