Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de Les derniers survivants et les descendants de ces populations germanophones expulsées de force de Tchécoslovaquie en 1945 prévoient pour la première fois de tenir leur congrès annuel dans une ville tchèque. L’extrême droite s’insurge. Article réservé aux abonnés LETTRE D’EUROPE CENTRALE Quatre-vingt-un ans après la fin de la seconde guerre mondiale, le sort des millions d’Allemands des Sudètes expulsés des régions tchèques de Bohême et de Moravie après la défaite du nazisme reste un sujet inflammable en République tchèque. Jeudi 14 mai, la majorité souverainiste et nationaliste au pouvoir à Prague a adopté à la Chambre des députés une résolution « pour exprimer son désaccord » avec l’association des anciens Allemands des Sudètes qui doit organiser pour la première fois son congrès annuel sur le territoire tchèque. Basée en Bavière, cette association qui regroupe les derniers survivants et leurs descendants doit se retrouver pour une réunion historique à Brno du vendredi 22 au lundi 25 mai. Deuxième ville de République tchèque, Brünn en allemand, était habitée avant la seconde guerre mondiale par une importante population germanophone. Mais en mai 1945, plus de 20 000 habitants allemands ont été forcés au départ par une population tchèque désireuse de se venger du nazisme et des accords de Munich signés avec Hitler en 1938. Environ 1 700 personnes sont mortes dans le cadre de ces « marches de la mort » vers l’Autriche. Il vous reste 79.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.