Aller au contenu principalNouveauUn peu plus d’un an après une opération coup de poing de l’État en Seine-Saint-Denis, la propriétaire de six sociétés civiles immobilières comparaît cette semaine au tribunal pour soumission de personnes à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine.Bondy, février 2026. Faute d'électricité, les habitants de ce pavillon s'éclairaient à la bougie. Leur propriétaire est jugée cette semaine au palais de justice de Bobigny. LP/Costa Carrel Koutoulidis« J’ai vécu six mois sans électricité », lâche Yacine à la barre. Un an a passé mais la rage qu’il contient reste inchangée. Pendant deux ans, lui, sa femme et ces cinq enfants âgés de 3 à 14 ans ont vécu à Bondy, rue Henri-Douillot, dans des conditions indignes. Leur appartement d’une vingtaine de mètres carrés ne disposait d’aucune pièce de vie et était enfoui de près de moitié dans le sol.Au rappel des faits ce lundi au tribunal de Bobigny, la présidente liste la présence de cafards, de rats, de champignons et même d’excréments remontés par les canalisations. Le taux d’humidité du logement atteignait 100 %. Yacine déplore des conséquences durables sur sa famille : eczéma sévère et suivi psychologique pour ses fils, problème de dos aggravé pour lui. Aghiles, lui aussi locataire de la rue Henri-Douillot, parle de conditions de vie « inhumaines ».BondySeine-Saint-Denis