Antony Perrino (à gauche), l’un des prévenus dans le cadre du procès du gang criminel corse dit du « Petit Bar », se présente au tribunal correctionnel de Marseille, le 24 février 2025. MIGUEL MEDINA/AFP
Exit les investissements immobiliers à Courchevel (Savoie) pour blanchir des fonds criminels, exit l’extorsion d’un marchand d’art pour lui soutirer deux millions d’euros : le tribunal correctionnel de Marseille a élagué le dossier « Email Diamant » – nom donné par les enquêteurs à cette tentaculaire affaire.
Les juges ont cependant fait preuve, mercredi 28 mai, d’une grande sévérité à l’égard de l’équipe criminelle corse du Petit Bar, jugée pour de vastes opérations de blanchiment de ses fonds occultes. Les membres du noyau dur et du premier cercle de ce clan qui « menace de bouffer nos institutions avec son argent sale » et dont « l’emprise mafieuse » sur l’économie et la politique en Corse-du-Sud est régulièrement dénoncée par le parquet de Marseille, ont été condamnés à des peines d’emprisonnement rarement prononcées dans un dossier purement financier et à des amendes records – un total de près de dix millions d’euros.
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