En Corse, les affaires criminelles sont comme les trains, elles en cachent souvent d’autres. Pour y voir clair, il faut plonger dans un entrelacs de dossiers judiciaires. La justice marseillaise a, ainsi, mis en examen, vendredi 12 septembre, Joseph Mocchi et son beau-frère, Appien Coti, deux piliers du clan Mocchi, qui domine la région du Sartenais-Valinco, dans le sud de l’île, pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée » contre un restaurateur à Aix-en-Provence. Un troisième homme, Yassine Akhazzane, est poursuivi des mêmes chefs pour avoir participé à la préparation de l’opération.
Selon une note émise, début 2025, par le service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la direction nationale de la police judiciaire, le chef présumé de cette équipe, Toussaint Mocchi, entrepreneur de Propriano, est « engagé dans une dérive mafieuse et criminelle qui l’a vu passer d’une posture d’autodéfense à celle de chef de clan n’hésitant plus à commanditer des assassinats ». Le projet d’élimination visait Batti Moretti, issu d’un clan rival du même nom, présenté, par le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, comme « un individu défavorablement connu pour des faits de banditisme en Corse ».






