Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Enquêtes idées Enquêtes idées Enquêtes idées La croissance des inégalités à l’échelle mondiale suscite chez les chercheurs un regain d’intérêt pour les élites. A la croisée des questions économiques et sociales, leurs travaux se révèlent riches d’enseignements sur les mécanismes de reproduction d’un certain ordre social. Article réservé aux abonnés L’affaire Jeffrey Epstein a relancé la curiosité pour le monde des élites. Perçu comme très fermé, soupçonné parfois d’être responsable des maux de notre époque, il fait aussi l’objet de fantasmes complotistes. Fort heureusement, il existe une approche scientifique de ces milieux : la sociologie des élites, dont le rôle est de documenter leur fonctionnement. Ce n’était pas une évidence : « Pendant longtemps, la sociologie s’est surtout penchée sur les conditions de vie et de travail des classes populaires, comme s’il s’agissait en soi du principal problème social », explique Bruno Cousin, enseignant-chercheur à Sciences Po. Pour comprendre les inégalités, la science du social a davantage regardé vers le bas… et beaucoup moins vers le haut. Pourtant, il y a là aussi des savoirs à développer pour comprendre la question sociale : « Les avantages dont bénéficient les riches dans une société capitaliste posent problème dans la mesure où les conditions de leur enrichissement comme les usages qu’ils font de leurs richesses affectent nos “vies minuscules”, détériorent les conditions de vie de toutes sortes de gens », remarque Paul Lagneau-Ymonet, maître de conférences en sociologie à l’université Paris-Dauphine. Il vous reste 89.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.