Publié le 18/05/2026 23:53

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Présentation d'un film en compétition avec Léa Seydoux et Niels Schneider, tensions autour du financement du cinéma par Canal + et Vincent Bolloré… Le journal de Cannes du lundi 18 mai.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Dans votre journal de Cannes lundi 18 mai, des comédiens dansant sous la pluie, un coup de tonnerre sur la Croisette et une icône de retour à la maison. Le film du jour est signé d'un Français oscarisé, s'il vous plaît : Arthur Harari, déjà Palme d'or, avec Justine Triet pour Anatomie d'une chute, qui lui a même valu un Oscar du meilleur scénario. Son nouveau film est sans doute le plus troublant dans la course à la Palme d'or : L'Inconnu, adapté d'une BD que le réalisateur a lui-même coécrite. L'histoire d'un photographe, Niels Schneider, méconnaissable, qui rencontre une femme en soirée, Léa Seydoux, et se réveille dans le corps de cette mystérieuse inconnue le lendemain matin. Vertige existentiel, Léa Seydoux dans la peau d'un homme jusqu'au tapis rouge. "Ca a toujours été un peu un fantasme de me retrouver dans la peau d'un homme", nous a confié la comédien. Même chose pour son partenaire de jeu, pour qui être "dans la peau de Léa Seydoux, c'est pas mal". Et ces deux-là sont un peu les patrons de la Croisette cette année : deux films pour l'une, trois films pour l'autre, présentés au festival. Qui sait, peut-être avons-nous là le trio gagnant ?La polémique enfle en parallèle depuis une semaine : Canal Plus, premier financeur du cinéma français, hué au début des projections. Cela fait suite à l'annonce faite par le directeur de la chaîne, Maxime Saada, de ne plus travailler avec certains acteurs, tous ceux qui ont signé la semaine dernière une tribune contre l'influence grandissante de Vincent Bolloré, propriétaire de Canal+, dans le cinéma. Un total de 600 signataires, et parmi eux : Juliette Binoche, Swann Arlaud ou Jean-Pascal Zadi, une liste noire aujourd'hui dénoncée à Cannes par plusieurs figures du cinéma. "C'est vrai que, moi, je comprends d'où est née cette tribune. Elle est née d'une peur, d'une anxiété. C'est sûr que quand derrière on entend liste noire, menaces, bah ça ne fait qu'entretenir cette anxiété.", a admis la réalisatrice Jeanne Herry, interrogée sur le sujet dans la matinée.Cannes continue pendant ce temps-là : une montée des marches pour une montée en 3e division. L'équipe de l'AS Cannes est venue fêter son ascension. Eux rêvent de Ligue 2, elle, est déjà une légende : Sharon Stone, grande habituée du festival, est de retour à Cannes. Finalement, elle aussi joue à domicile.