Pas un jour ne passe en Iran sans qu’un nouveau prisonnier passe sous l’échafaud. Mercredi 13 mai dernier, Mohammad Abbasi, un manifestant iranien de 55 ans, a été pendu dans la prison Ghezel Hesar de Karaj pour « inimitié envers Dieu », après avoir été condamné pour le meurtre d’un policier en janvier 2026 à Malard, à l’ouest de Téhéran, à l’issue d’un procès inique. Le même jour, c’est Ehsan Afreshteh, diplômé en génie civil de 32 ans, qui a été exécuté dans la prison d’Evin de Téhéran, pour « espionnage » en faveur d’Israël, après avoir lâché des « aveux » sous la contrainte, selon les ONG de défense des droits de l’homme.
La veille, Abdoljalil Shahbakhsh, un prisonnier politique de la minorité baloutche arrêté lors du mouvement de contestation « Femme, vie, liberté » de 2022, était pendu dans la prison de Zahedan, dans le sud-est de l’Iran, pour « rébellion armée » en raison de l’attaque d’un commissariat de police et appartenance au groupe djihadiste Ansar al-Furqan. Le jour même, le jeune homme avait fait lui aussi des « aveux » à la télévision d’État.
Lundi 11 mai, c’est Erfan Shakourzadeh, étudiant chercheur en ingénierie aérospatiale de 29 ans, qui était exécutée à Karaj pour « espionnage en faveur d’Israël et des États-Unis ». « J’ai été contraint d’avouer sous la torture et l’isolement pendant huit mois et demi », a-t-il dévoilé dans une lettre posthume écrite en détention. « Ne laissons plus jamais une autre vie innocente être perdue dans le silence et l’ignorance. »














