Publié le 18/05/2026 11:40

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Entre météo capricieuse et durcissement politique, les free-parties illégales restent dans le viseur des autorités. Tandis que le gouvernement veut renforcer les sanctions avec le projet de loi "Ripost", le débat se crispe entre répression et prévention.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.La neige, le froid, deux invités surprises de ce qui devait être une free-party géante. La météo met fin à l'événement malgré la détermination des participants. "Personne n'est là, il n'y avait pas de son, on n'a pas pu entrer sur le site" confie un fêtard.Des fêtes illégales par centaines en France. 337 en 2023, 326 en 2024, 337 l'année dernière. Au début du mois, c'est dans le Cher qu'un rassemblement multiplie les nuisances. Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur se rend sur place et ose le ton : "Pour que ça ne se reproduise plus, il faut durcir les sanctions. Il n'y a que ça que les gens comprennent d'une manière générale."Avec le projet de loi nommé Riposte, l'organisation de ce type de manifestation deviendrait un nouveau délit puni de 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende. Le texte divise comme l'explique Evelyne Sire-Martin, magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme : "Ce qu'on peut reprocher à cette loi, c'est de pénaliser uniquement ces free-party qui, c'est vrai, peuvent poser des problèmes, mais de ne pas du tout faire de prévention, de ne pas faire confiance aux associations de lutte contre les drogues. Et est-ce qu'il faut tout pénaliser ? C'est ça la question."Adopté par l'Assemblée, le projet de loi sera présenté ce 18 mai au Sénat.