Des mouches vertes sur un cadavre de campagnol, dans un jardin de Lorraine. STÉPHANE VITZTHUM / BIOSPHOTO

La série Alexandra Ehle, sorte de polar médical qui est programmé de temps à autre sur une chaîne de télévision publique française, permet de côtoyer des personnages pittoresques, notamment une médecin légiste fantasque et fine mouche quand il s’agit de résoudre l’énigme policière, et une entomologiste qui travaille au sein de l’Institut médico-légal, élevant avec tendresse des vers de terre, ce qui ne laisse pas de contrarier certains de ses collègues. Et pourtant…, ils ont tant à dire, sur une scène de crime, ces asticots qui deviendront diptères. Pour en savoir plus sur les asticots bavards, nous vous conseillons vivement de lire Le Petit Peuple des cadavres (sous-titré Chroniques sauvages), de Damien Charabidzé (éditions Tana). L’auteur est un des rares experts en entomologie légale, l’entomologie étant la science des insectes ; l’entomologie médico-légale, elle, s’intéresse à « tout ce qui concerne l’étude des insectes dans un cadre judiciaire », comme il l’explique dans cette vidéo.

Un cadavre va par exemple attirer des diptères Calliphoridae, mouches nécrophages (se nourrissant de cadavres) les plus courantes, et « les plus simples à identifier ». Les vertes brillantes sont bien connues sous le nom populaire de « mouches à merde », et les grosses bleues sont aussi appelées « mouches à viande ».