Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Taïwan Taïwan Taïwan En envisageant d’utiliser les ventes d’armes à Taipei comme « monnaie d’échange » dans les relations américano-chinoises, le locataire de la Maison Blanche a franchi une ligne rouge de la politique étrangère américaine depuis près de cinquante ans. Article réservé aux abonnés Tout allait à peu près bien pour Taïwan jusqu’à l’envol de Donald Trump à bord d’Air Force One, en direction de Washington, vendredi 15 mai, au terme d’une visite de deux jours qu’il a qualifiée de « géniale » et d’« historique », bien qu’elle n’ait abouti à aucune déclaration commune ni accord concret entre les deux premières puissances mondiales. Le président américain avait quitté l’empire du Milieu sans avoir rien cédé, au moins publiquement, à son « ami » Xi Jinping, sur le sujet le plus important aux yeux de ce dernier : Taïwan. En quelques formules, lancées après son décollage, le locataire de la Maison Blanche a subitement brouillé le bilan d’une visite qui s’était, jusque-là, déroulée sans surprise. Même si les Taïwanais auraient préféré se faire oublier lors de cette rencontre, la partie chinoise avait, d’entrée de jeu, placé Taïwan tout en haut de l’ordre du jour, avec l’espoir à peine voilé de convaincre le président américain de ne pas livrer à l’île « rebelle » une nouvelle commande d’armes de 14 milliards de dollars (12 milliards d’euros), dont le budget a été voté par le Parlement taïwanais le 8 mai. Une première commande de 11 milliards de dollars avait déjà été entérinée par Washington en décembre 2025. Il vous reste 81.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Donald Trump pris au piège du bluff chinois sur la question des livraisons d’armes à Taïwan
En envisageant d’utiliser les ventes d’armes à Taipei comme « monnaie d’échange » dans les relations américano-chinoises, le locataire de la Maison Blanche a franchi une ligne rouge de la politique étrangère américaine depuis près de cinquante ans.














