Aller au contenu principalNouveauLes seniors sont une réelle richesse pour l’entreprise, mais le milieu professionnel les fait souvent se « sentir vieux ». Comme si une « date de validité » était dépassée quand on travaille, ce qui est ubuesque. L’édito de Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions du Parisien-Aujourd’hui en France.Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions du Parisien-Aujourd’hui en France. Le Parisien DALongtemps, on a poussé les seniors à partir. Le plus tôt possible et avec un chèque, pour faire de la place aux plus jeunes. C’était même une politique nationale, il s’agissait de favoriser les départs anticipés. Dans les années 1990, le taux d’emploi des seniors était de 30 %. Désormais la situation a évolué, on atteint les 60,4 %, mais nous sommes encore loin de l’Allemagne, où 75 % des seniors travaillent, et de la Suède, où ils sont 78 %. Or cette tranche d’âge constitue une réelle richesse pour l’entreprise, au même titre que les plus jeunes.Certes, les seniors ne sont pas toujours à l’aise avec les présentations PowerPoint et peuvent s’emmêler les pinceaux entre Teams et Slack, ne sont pas davantage friands de « friday wear » ou d’after-work mais ils ont souvent des atouts précieux, un savoir-faire et une expertise, une fidélité et un engagement. Et puis il y a la « culture d’entreprise », cette notion qui ne se transmet pas réellement, mais que l’on acquiert année après année.Emploi
« Salarié obsolète »
Les seniors sont une réelle richesse pour l’entreprise, mais le milieu professionnel les fait souvent se « sentir vieux ». Comme si une « da











