Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Dans le nouveau film du cinéaste français présenté en séance de minuit, Woody Harrelson et Kristen Stewart se déchirent sur fond de film d’horreur. Article réservé aux abonnés SÉLECTION OFFICIELLE – SÉANCE DE MINUIT Quentin Dupieux devient-il plus sombre que sombre ? C’est la question qu’on se pose à la vision de son premier film dans cette édition cannoise, projeté en Sélection officielle, en séance de minuit, alors qu’on en attend par ailleurs un second – Le Vertige – qui passera, jeudi 21 mai, à la Quinzaine des cinéastes. La productivité bricoleuse et délirante de Dupieux reste donc apparemment intacte, tandis que l’humeur insensiblement s’infléchit. Deux veines nourrissent, en effet, depuis le début, son inspiration créatrice : l’absurde et la cruauté, tels que le romancier Alfred Jarry (1873-1907) comme aucun autre les maria dans le paysage de la création française. Steak, son premier long-métrage réalisé en 2007 – une transformation ubuesque, avec Eric Judor et Ramzy Bedia en tête d’affiche, de l’angoissant Frissons (Shivers, 1975), de David Cronenberg – était à cet égard programmatique de l’œuvre à venir. Lire le portrait (en 2024) : Article réservé à nos abonnés Festival de Cannes : la méthode Dupieux, tout sauf absurde Force est de constater que depuis le film précédent – l’abrasif L’Accident de piano (2025) avec Adèle Exarchopoulos en influenceuse douloureusement bête et méchante – la charge de la férocité gagne en puissance. Hasard ou nécessité ? Il se trouve que Quentin Dupieux abordait le cap de la cinquantaine lors de la préparation de ce dernier film. Passé cette frontière symbolique, l’homme occidental – requalifié en « vieux mâle blanc » dans certains cercles informés – a le triste privilège d’être placé dans une case sociotypique peu enviable qui équivaut, en termes ferroviaires, à une voie de garage, assortie de l’étroite surveillance qui en découle. Il vous reste 64.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Festival de Cannes 2026, dans « Full Phil », de Quentin Dupieux, les retrouvailles d’un père et sa fille tournent au jeu de massacre
Dans le nouveau film du cinéaste français présenté en séance de minuit, Woody Harrelson et Kristen Stewart se déchirent sur fond de film d’horreur.














