Au Québec, le vent souffle fort dans le monde des éoliennes. Depuis l’automne 2023, Hydro-Québec se donne officiellement pour objectif d’ajouter 10 000 mégawatts (MW) de capacité éolienne à son réseau d’ici 2035.Cela correspond à l’installation de 1700 turbines modernes de 6 MW chacune. Si cette ambition se réalise, la production québécoise d’énergie éolienne va plus que tripler, ajoutant 30 térawattheures par année.Deux ans et demi après la promulgation de cette cible, les pièces du casse-tête se mettent en place : Hydro-Québec et ses partenaires érigent des turbines, élaborent des projets, étudient des sites, signent des ententes.« Tous les voyants sont au vert », affirme Mathieu Johnson, vice-président principal à Hydro-Québec et responsable du dossier éolien. La cible des 10 000 MW paraît toujours « réaliste » à la société d’État, qui aligne ses décisions pour l’atteindre.Des défis de taille subsistent : consolider le soutien des collectivités, amenuiser les conséquences des projets sur la biodiversité, obtenir les autorisations nécessaires, trouver l’essentielle main-d’œuvre.
D’ici 2032, Hydro-Québec veut mettre en service de 1000 MW à 1500 MW de capacité éolienne par année, soit le triple du tempo des années 2010. Pour cela, elle aura besoin que l’industrie éolienne mette la main à la pâte. « Il faudra que cette machine-là soit bien huilée », dit M. Johnson.Il y a quelques semaines, la trajectoire vers l’objectif de 2035 s’est précisée. Hydro-Québec a présenté les détails d’un nouvel appel d’offres pour des projets éoliens pilotés par des promoteurs indépendants dont la mise en service s’échelonnera de 2031 à 2038.Avec cet appel d’offres, l’entreprise publique veut acquérir de 1500 MW à 3000 MW de puissance éolienne, voire davantage. Elle sollicite les projets dans le sud du Québec, où elle pourra facilement les raccorder à son réseau. Les propositions seront récoltées en trois rondes, dont la première clôturera en février 2027.










