Vous avez mis en location votre résidence principale ou secondaire le temps des vacances ou lors de plusieurs week-ends, de façon ponctuelle donc ? On parle alors de meublés de tourisme. Deux options pour déclarer les loyers perçus s’offrent à vous : le régime forfaitaire (ou micro-BIC pour bénéfices industriels et commerciaux) ou le régime réel.Le premier consiste en un abattement sur les recettes réalisées, c’est-à-dire sur les loyers et les charges perçus. Vous relevez de ce régime uniquement si vos recettes ne dépassent pas un seuil de 15 000 euros par an (pour les meublés touristiques non classés). Dès lors vous bénéficiez d’un abattement de 30 % sur les loyers et charges perçus, soit une taxation sur 15 000 euros - 4 500 euros = 10 500 euros.Abattement automatique de 30 %Pour cela, vous devez demander votre inscription au répertoire Sirène de l’Insee. Cette formalité est gratuite. Cette démarche faite, l’Insee vous attribue un numéro SIRET. Puis les plates-formes (Airbnb, Booking…) vous envoient un document vous résumant vos gains.Enfin sur votre espace personnel accessible depuis le site des impôts, vous devez indiquer les recettes totales hors taxe (loyers + charges refacturées + heures de ménage). Sur ce montant, le fisc appliquera un abattement automatique de 30 %.À voir aussiAttention, si votre résidence principale est un meublé touristique classé c’est-à-dire qui doit satisfaire aux 133 critères répartis en équipements, services au client et développement durable, évalués par un organisme accrédité, les seuils sont différents.Vous pouvez garder votre régime micro-Bic si vos revenus ne dépassent pas 77 700 euros sur l’année (ce sera 83 600 euros l’année prochaine) et vous bénéficiez alors d’un abattement de 50 %.Le régime réel, pertinent en cas de frais élevésL’autre option s’appelle le régime réel. Il consiste à déduire des recettes annuelles perçues par la location saisonnière, tous les frais et toutes les charges engagés (grosses réparations, chauffage et électricité etc.). Il est automatiquement appliqué si les recettes dépassent les 15 000 euros pour les meublés lambda (ou 77 700 euros sur l’année pour les classés).Il est également possible de choisir ce régime en dessous de cette somme. « Le régime réel devient intéressant dès que vos charges réelles ajoutées aux amortissements dépassent l’abattement micro, c’est-à-dire 30 % des recettes pour une location saisonnière classique, souligne Paulo Laurie, fiscaliste. C’est donc pertinent dès que vous avez un prêt, des travaux, du mobilier, des frais de gestion ou une forte conciergerie, car on dépasse vite 30 % ».En d’autres termes, si vous encaissez 15 000 euros, le micro-BIC vous impose sur 10 500 euros. Le réel devient intéressant si, au total, vous pouvez déduire plus de 4 500 euros de charges et amortissements. En revanche, vous devrez faire appel à un expert-comptable.Attention, vous ne pouvez pas louer votre résidence principale plus de 120 jours (90 jours dans les zones tendues). Dans le cadre d’une résidence secondaire, il n’y a pas de limitation de durée (sauf dans certaines villes, comme Paris qui l’interdisent purement et simplement comme Paris) et vous devrez payer la taxe d’habitation.
Impôts 2026 : Airbnb, Abritel… Comment déclarer ses revenus de location saisonnière ?
Si vous avez mis votre résidence principale ou secondaire en location, vous devrez déclarer les loyers perçus. Deux types de régime fiscal s









