Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts A voir cette semaine : les objets trouvés et tressés de l’artiste basé à New York. Article réservé aux abonnés Né en Jamaïque en 1961, Arthur Simms vit à New York. Il a inventé un langage sculptural original. Le premier stade est celui de la collecte d’objets et débris variés, du bout de bois à la voiture miniature, de la bouteille en plastique au globe terrestre. Le deuxième est celui du tressage. Simms assemble, enveloppe, entoure ou enferme ces objets trouvés dans un maillage de fils de fer ou de cuivre ou dans des réseaux de ficelles. C’est d’abord l’étrangeté de ces constructions qui se voit : serpentin s’échappant d’une chaussure, petite voiture chargée d’une autre chaussure et d’un caillou, patin à roulettes et autre caillou. Des socles bricolés en planches assurent la stabilité des montages. Il est à peine besoin de se reporter aux titres pour percevoir ce qu’il y entre de symboles historiques. Une tige perce le globe terrestre dont les océans sont noirs et non bleus. Les réseaux de fils métalliques entrecroisés et noués serré font naître des idées de capture et de captivité. Tout en évitant littéralité et pesanteur, Simms rappelle la tragédie de la traite négrière, passée par les Caraïbes et fixée aux Etats-Unis. Il est aussi un dessinateur prolixe et grand inventeur de signes, ce dont témoignent les œuvres qui tapissent les murs d’une des salles d’exposition. Il vous reste 14.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Sélection galerie : Arthur Simms, chez RX&SLAG
A voir cette semaine : les objets trouvés et tressés de l’artiste basé à New York.








