Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts Une centaine d’œuvres de l’artiste reflètent les influences qui ont nourri une part de son parcours et traduisent avec force la vie des individus qu’il a croisés ainsi que l’histoire de tout un pays. Read in English Article réservé aux abonnés Après Faith Ringgold en 2023 vient désormais le tour de Henry Taylor, pour sa première rétrospective en France. Le Musée Picasso continue ainsi à œuvrer à la connaissance des artistes afro-américains, de la seconde moitié du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Cette démarche répond à une nécessité profonde : compenser enfin l’absence d’intérêt du Centre Pompidou et de la plupart des institutions muséales publiques pour cette part de la création aux Etats-Unis. Une autre raison est plus circonstancielle : comme Ringgold (1930-2024) et comme plusieurs autres artistes afro-américains, de Betye Saar à Robert Colescott (1925-2009), Taylor cite Picasso parmi ses maîtres et aime travailler d’après lui. En témoignent dans l’exposition sa propre version des Demoiselles d’Avignon, toutes devenues noires, une reprise narquoise d’une des variations de Picasso à partir du Déjeuner sur l’herbe, de Manet, et l’aérienne transposition en sculpture de la Femme-fleur, portrait allégorique de Françoise Gilot. D’autres références sont moins immédiatement visibles, mais les assemblages polychromes de Taylor à partir d’objets de rebut et la plupart de ses nus féminins montrent que l’artiste pense souvent à Picasso. Il vous reste 83.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Musée Picasso, Henry Taylor et la découverte de la modernité afro-américaine
Une centaine d’œuvres de l’artiste reflètent les influences qui ont nourri une part de son parcours et traduisent avec force la vie des individus qu’il a croisés ainsi que l’histoire de tout un pays.






