Un tamaris, au Jardin des Plantes à Paris, en mai 2026. LETIZIA LE FUR POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Aux Sables-d’Olonne, en 2020, sa taille sévère a suscité une contestation locale. Le tamaris n’est pourtant pas le genre d’arbre à parader ni à se plaindre, son tronc est trop fin pour y graver des initiales et sa silhouette trop fluette pour y accrocher un hamac. Mais « il résiste très bien aux embruns et aux sols sableux », confirme Jean-Baptiste Le Meur, cogérant de La Pépinière du bord de mer, dans le Finistère.
Sur les côtes, Tamarix encaisse le vent, le sel, la sécheresse. Et c’est peut-être cela qui lui vaut l’attachement des habitants. Il est l’un des rares à rester quand les autres fuient. Il lutte contre l’érosion, participe à fixer les sols. Sa capacité d’adaptation est largement documentée.
Un article publié en 2015 par la revue en ligne iForest – Biogeosciences and Forestry rappelle que sa « tolérance aux sols salins est principalement due à des glandes spécialisées dans l’excrétion du sel ». La sécheresse ne lui fait pas davantage peur. En février, la revue Nature découvrait comment, à la limite désert-steppe du nord-ouest de la Chine, face au manque d’eau, Tamarix chinensis réorganise ses racines. Les plus grosses abandonnent la surface et plongent vers les réserves en profondeur. Il peut également tolérer des alternances violentes. Inondation puis sécheresse.








