Le géranium grandiflorum. PHOTO MATHIEU RICHER MAMOUSSE POUR M LE MAGAZINE DU MONDE. COMPOSITION FLORALE AMY HUMPHREYS
I
l a décroché un petit rôle dans l’un des plus grands films français. Le seul pot de fleurs de La Grande Illusion (1937), de Jean Renoir. Chétif et promis à un destin tragique mais, « parmi les personnages, un être positif et d’importance, (…) une pauvre chose un peu consolante », souligne le critique de cinéma Charles Jouet dans Le Populaire daté du 18 juin 1937. Ensuite, le pélargonium, alias géranium, a enchaîné les grosses productions horticoles, fait monter le rouge aux fenêtres et a collectionné les coupes, catégorie « balcons fleuris ».
Son succès s’explique surtout par son caractère agréable. « Il est facile à entretenir, fleurit longtemps et ne grille pas au soleil », explique Jean-Louis Zuber, horticulteur à Saverne (Bas-Rhin), qui le côtoie de près depuis une trentaine d’années. Lui aime les rouges classiques, les cultive dans une trentaine de variétés et de couleurs différentes garanties « made in Alsace », car tous répondent aux critères de beauté du genre. Soit « trapu, avec de nombreux boutons, en train de fleurir au moment de sa vente, pas trop droits ni trop hauts », décrit l’horticulteur alsacien.






