Comment se détacher de son héritage sans pour autant renier son passé ? C’est un dilemme récurrent pour l’éditeur japonais Capcom, qui sort, vendredi 27 février, Resident Evil Requiem sur PC, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch 2. Ce neuvième opus fait la synthèse des incarnations disparates de la série, qui fêtera ses trente ans en mars.

Sorti en 1996, le premier épisode inscrit le genre du survival horror parmi les emblèmes de la génération PlayStation. Dans ce jeu d’aventure, des policiers d’élite tentent de survivre au cœur d’un manoir labyrinthique truffé de pièges, énigmes et morts-vivants.

En 2005, Resident Evil 4 troque l’envoûtante pesanteur de ses prédécesseurs contre une action outrancière. Avec sa caméra mobile installée derrière le personnage, il devient une référence pour les jeux à grand spectacle modernes, tels que Gears of War ou Uncharted. Affranchi des fondamentaux de la série, il prolonge toutefois son art sophistiqué de l’éclairage, de la mise en scène et du crescendo.

Depuis, Resident Evil n’a cessé de naviguer entre ces deux pôles. Après quelques errements, la série effectue en 2017 un retour aux sources remarqué, avec un septième épisode en vue subjective exaltant l’observation et la discrétion du joueur.