Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Emmanuel Macron Emmanuel Macron Emmanuel Macron Dans des livres parus récemment, plusieurs anciens ministres font un constat d’échec d’une partie de l’action du président, en particulier sa pratique du pouvoir. Gabriel Attal et Edouard Philippe mettent aussi à distance cet héritage. Article réservé aux abonnés C’est une vieille tradition politique en France. A moins d’un an de la présidentielle, les macronistes n’y font pas exception. Trois d’entre eux ont publié un livre ces dernières semaines pour faire le récit de leur expérience du pouvoir : l’ancien premier ministre en passe d’être candidat à la présidentielle Gabriel Attal, sa prédécesseure, Elisabeth Borne, et l’ancien ministre des finances Bruno Le Maire. Dans leurs ouvrages respectifs, il est bien question d’un bilan à faire valoir. Mais il s’agit surtout du leur. Chacun à sa manière, ces anciens ministres d’Emmanuel Macron prennent leurs distances avec celui du chef de l’Etat et se livrent à un droit d’inventaire des promesses déçues du projet de 2017, comme des dommages de sa pratique jugée trop verticale du pouvoir. Rien d’étonnant : à mesure que 2027 approche, plus personne ou presque au sein du bloc central ne souhaite assumer la défense pleine et entière de l’héritage d’un président de la République en fin de règne, impopulaire, hormis un cercle de fidèles de plus en plus restreint. Tout en défendant les résultats des réformes concernant la lutte contre le chômage, la réindustrialisation ou encore la transition écologique, Elisabeth Borne déplore notamment l’échec du macronisme en matière d’égalité des chances. « Nous n’avons pas suffisamment transformé le système en profondeur », concède celle qui fut ministre du travail et de l’éducation. Il vous reste 65.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.