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ans l’interminable crise des finances publiques que traverse le pays, chaque semaine qui passe est porteuse d’une dynamique propre éclairant la profondeur du malaise. Jusqu’à présent, la valse des gouvernements – cinq depuis le début du second mandat d’Emmanuel Macron, trois depuis la rupture avec la politique du quoi qu’il en coûte – avait surtout l’aspect d’une crise parlementaire.

L’écosystème politique a été, de fait, profondément désarçonné par les effets induits par l’affaiblissement de l’autorité présidentielle, qui s’est traduit, pour le président réélu, par la perte de la majorité absolue en 2022, suivie de celle de la majorité tout court en 2024.

Cet affaiblissement, qui rompait avec la verticalité de la Ve République, redonnait automatiquement du pouvoir à l’Assemblée nationale, pourvu que les forces politiques situées entre La France insoumise et le Rassemblement national soient dans la disposition d’esprit de conclure des compromis pour résister à la pression des extrêmes. Cela n’a pas été le cas. La conséquence en a été une quasi-paralysie du pays, assortie d’une forte dégradation de l’image du Parlement allant de pair avec celle du président de la République.

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