Coeur artificiel Aeson, contre l'insufisance cardiaque biventriculaire, de chez Carmat, Bois-d’Arcy (Yvelines), 16 janvier 2024. LAURENT GRANDGUILLOT/REA
« Ce cœur-là, il bat bien mieux que celui que j’avais avant. » Patrick Boitelet, qui parle au téléphone depuis son salon, est soulagé. Il a bien cru que sa vie s’arrêterait cette fin novembre de 2024, lorsque sa cardiomyopathie dilatée s’est brutalement aggravée. Admis à l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP), à Paris, le quinquagénaire a besoin d’une greffe cardiaque en urgence, mais aucun greffon n’est disponible. « La docteure Anne-Céline Martin est venue me voir dans ma chambre en soins intensifs, raconte-t-il. Elle m’a dit qu’on entrait dans une impasse et qu’il allait falloir faire un choix. Au début, j’ai refusé l’implantation d’un cœur artificiel. C’est ma femme qui m’a convaincu. » On entend au téléphone un petit couinement, ou peut-être l’aboiement d’un chiot, seul indice perceptible de ce dispositif, hydraulique, qui bat dans sa poitrine.
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