La Sud-Africaine Caster Semenya participe à la finale du 800 mètres féminin d’athlétisme lors des Jeux du Commonwealth de Gold Coast 2018, au stade Carrara, sur la Gold Coast, le 13 avril 2018. SAEED KHAN / AFP

Pour participer aux championnats du monde d’athlétisme qui se sont ouverts ce vendredi à Tokyo, les athlètes féminines ont dû prouver qu’elles étaient bien de « vraies femmes ». En conditionnant l’accès à ses compétitions à des tests systématiques de féminité, la fédération internationale d’athlétisme renoue avec une pratique abandonnée à la fin des années 1990 et emboîte le pas aux fédérations internationales de boxe et de natation qui ont également réintroduit des contrôles similaires ces derniers mois.

C’est un moyen pour ces fédérations de réaffirmer l’étanchéité des catégories masculines et féminines au nom de l’équité sportive et de la sécurité des femmes alors que la participation d’athlètes transgenres vient bousculer et questionner le modèle établi. Comment ce modèle binaire s’est-il construit ? Pourquoi fait-il l’objet de remises en cause ?

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