Lors de la finale du 60 mètres haies féminin des championnats du monde d’athlétisme indoor, à Nanjing (Chine), le 23 mars 2025. WANG ZHAO/AFP

Ignorance ou propension d’une instance sportive internationale à se placer au-dessus des législations nationales ? Dans sa hâte d’imposer un test de dépistage du gène SRY (pour sex-determining region on Y, « région déterminant le sexe sur le chromosome Y ») à « tous les athlètes souhaitant concourir dans la catégorie féminine » dès les championnats du monde de Tokyo (du 13 au 21 septembre), World Athletics (WA), la Fédération internationale d’athlétisme, a malencontreusement fait fi de la loi française de 1994 sur la bioéthique.

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Cette loi encadre notamment le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain, et ne dispose en aucun cas que des instances sportives puissent s’en servir de quelque manière que ce soit. Or, « déterminée à assurer la protection et la promotion de l’intégrité du sport féminin », ainsi qu’elle l’a fait savoir dans un communiqué daté du 30 juillet, WA considère le test SRY comme un « indicateur fiable pour déterminer le sexe biologique ».