urant la nuit du 9 au 10 septembre, et pour la première fois depuis 1945, des avions de combat européens ont dû abattre des engins ennemis au-dessus d’un territoire de l’OTAN : au moins 19 drones et un missile de croisière russes ont violé l’espace aérien polonais. Ce n’est pas un « incident ». C’est un test délibéré des défenses européennes et un avertissement glacial.
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L’intrusion russe dans l’espace aérien polonais met en lumière la faiblesse des moyens de l’OTAN pour lutter contre les drones
L’ampleur de cette intrusion ne doit rien au hasard. Depuis juillet, des cartes SIM polonaises et lituaniennes équipent les drones russes abattus en Ukraine. Cette découverte révèle une préparation méthodique. Moscou programme ses engins pour se connecter aux réseaux de télécommunications européens, transformant chaque drone en capteur d’informations : identification des installations de défense et des stations radar utilisées, analyse des protocoles et du temps de réaction des forces de défense aérienne européennes. Le Kremlin ne se contente plus de frapper l’Ukraine : il cartographie nos vulnérabilités.















