La maladie d’Alzheimer est la plus courante des démences avec des dizaines de millions de malades dans le monde. PASCAL DELOCHE / GODONG / PHOTONONSTOP

La Haute Autorité de santé (HAS) s’est prononcée, mardi 9 septembre, contre une procédure d’approbation accélérée pour le Leqembi, un médicament anti-Alzheimer qui suscite d’importantes attentes, mais est loin de faire l’unanimité quant à son intérêt clinique. Le lécanémab, commercialisé sous le nom de Leqembi, montre une « efficacité modeste (…) associée à un profil de tolérance préoccupant », estime la commission de transparence de cette autorité indépendante, refusant donc une procédure « d’accès précoce » pour le traitement développé par l’américain Biogen et le japonais Eisai.

Ce traitement est à l’origine d’une grande controverse médicale. Avec un autre médicament au fonctionnement semblable, le donanémab, commercialisé sous le nom de Kisunia et développé par Eli Lilly, ils sont les premiers depuis plusieurs décennies à démontrer un léger ralentissement dans la dégradation de l’état des patients atteints d’Alzheimer.

Une partie des spécialistes jugent que ces médicaments marquent une avancée importante contre la maladie d’Alzheimer, la plus courante des démences avec des dizaines de millions de malades dans le monde. Les associations de patients et de proches sont, elles, très majoritairement favorables à leur approbation.