Des militaires indonésiens montent la garde devant le complexe du Monument national (Monas), pendant les manifestations antigouvernementales dans tout le pays pour dénoncer les primes versées aux parlementaires et leurs allocations-logement. A Jakarta, en Indonésie, le 2 septembre 2025. WILLY KURNIAWAN / REUTERS
De la colère, beaucoup de colère en Indonésie. Depuis plusieurs semaines, des manifestations où plusieurs personnes ont déjà trouvé la mort embrasent l’archipel. Confronté à la pire crise depuis sa prise de fonction en octobre 2024, le président indonésien, Prabowo Subianto, a tenté, dimanche 31 août, d’apaiser les tensions. Dans un message adressé à la plus grande nation d’Asie du Sud-Est (283 millions d’habitants), le dirigeant de 73 ans a satisfait certaines revendications de la rue, comme l’annulation de la hausse décriée des indemnités parlementaires, mais il n’a pas manqué de se montrer inflexible sur le côté sécuritaire, qualifiant de « trahison » et de « terrorisme » les émeutes et les pillages en marge du mouvement. Preuve de l’urgence, il a annulé son déplacement en Chine, où il devait assister, le 3 septembre, à Pékin, au défilé militaire marquant les 80 ans de la victoire sur le Japon.












