Des policiers affrontent des manifestants, près du Parlement, à Djakarta, le 28 août 2025. YASUYOSHI CHIBA/AFP

Des milliers de personnes ont manifesté, lundi 1er septembre, dans plusieurs villes d’Indonésie et l’armée s’est déployée dans la capitale, Djakarta, après de violents troubles qui ont fait six morts ces derniers jours. De nouveaux rassemblements sont attendus dans la journée de mardi devant le Parlement, à l’appel, notamment, d’une coalition de groupes de femmes, qui avait annulé son appel la veille.

En outre, « après des recherches et des vérifications, vingt personnes restent introuvables », a déclaré la Commission pour les personnes disparues et les victimes de violences (KontraS). Cette organisation locale de défense des droits humains a précisé qu’elles ont été portées disparues à Bandung, à Djakarta et à Depok, une ville proche de la capitale, ainsi que dans un « lieu inconnu ».

Lundi, quelque 500 manifestants se sont rassemblés, en début d’après-midi devant le Parlement national à Djakarta, sous la surveillance de dizaines de soldats et de policiers avant de se disperser en début de soirée sans incident. Le président Prabowo Subianto avait averti peu avant que les manifestations devraient se terminer avant le coucher du soleil.